Echirolles/Suivi stationnement
Présentation générale
AprĂšs avoir commencĂ© un travail sur le suivi des arbres, la Ville d'Ăchirolles souhaite aussi mettre en place un dispositif de suivi du stationnement pour qu'Ă plus long terme il soit possible de suivre dans le temps l'Ă©volution de l'offre de stationnement et l'impact de son emprise fonciĂšre, en particulier sur l'espace public.
La finalité de ce travail est d'offrir au service de l'aménagement un outil d'aide à la décision pour sensibiliser et guider les élu-es sur un sujet souvent complexe à étudier.
Un travail d'inventaire avant tout...
Il s'agit avant tout de faire un inventaire des places existantes pour ĂȘtre en mesure de quantifier l'offre de stationnement et de sortir quelques chiffres-clĂ©s permettant de nourrir la rĂ©flexion. Aujourd'hui, la base de donnĂ©es dont nous disposons est assez prĂ©cise gĂ©omĂ©triquement mais pas forcĂ©ment Ă jour : elle est issue de notre rĂ©fĂ©rentiel topographique mais n'est plus alimentĂ©e correctement depuis plusieurs annĂ©es en raison de l'absence de marchĂ© de mise Ă jour des donnĂ©es topographiques.
Il existe donc des zones oĂč les donnĂ©es sont obsolĂštes, en particulier sur les secteurs d'amĂ©nagements rĂ©cents. Et ils sont plusieurs dans ce cas ! la Ville d'Ăchirolles est une ville urbaine oĂč de nombreux projets urbains sont en cours. Les donnĂ©es provenant d'OpenStreetMap peuvent ĂȘtre un moyen de consolider cette base de donnĂ©es, et dans le mĂȘme temps une opportunitĂ© de reverser ce qui n'y apparaĂźt pas.
... Et des adaptations à proposer sur le plan méthodologique...

parking=surface dans OpenStreetMap (en vert)Sur l'emprise
La précision géométrique des données de notre base historique n'est pas toujours pertinente, notamment sur la question de l'emprise.
En effet, il est préférable de délimiter prioritairement un parking de surface en prenant en compte les allées de parking qui lui sont dédiées, plutÎt que les emplacements de parkings seuls (amenity=parking_space). L'idéal serait de prendre en compte les deux, mais le travail est colossal !
La donnée provenant d'OpenStreetMap est donc parfois plus pertinente car elle est souvent numérisée de cette maniÚre.
Sur la nature géométrique en fonction de l'usage
L'autre enjeu, c'est de pouvoir dissocier l'emprise des parkings et qualifier leur usage, plus prĂ©cisĂ©ment lorsqu'il s'agit de places rĂ©servĂ©es dĂ©finies par un arrĂȘtĂ© de voirie.

Le choix méthodologique proposé consiste à rattacher cette information à des objets ponctuels qui vont venir se superposer aux emprises.
Les raisons et avantages d'opter pour ce choix :
- La numérisation est simple car numériser une place de stationnement par un point est beaucoup plus simple que par un polygone
- Cela reste efficace et lisible d'un point de vue cartographique
- Cela reste conforme aux exigences des rÚgles sémiologiques préconisées par la communauté OpenStreetMap
- Et plus spĂ©cifiquement pour Ăchirolles, l'information ponctuelle peut ĂȘtre remontĂ©e au niveau surfacique par simple croisement spatial
S'il fallait numériser les emprises de places réservées, cela rajoute encore plus de 700 objets actuellement identifiés sur notre territoire (!). Ce niveau de détail n'est pas encore atteignable pour le moment...
... Pour obtenir un référentiel synchronisé avec OpenStreetMap
Un jeu subtil d'hybridation est donc nécessaire pour fusionner les données OSM avec la base de données historique : il faut pouvoir prendre le meilleur des deux, c'est à dire aller au plus simple géométriquement pour les grands parkings de surface et aller plus dans la précision si l'occasion se présente, notamment les cas de parking de voirie (parking=street_side) qui sont parfois entrecoupés de massifs fleuris ou d'espaces de circulation piétonniers.
La plupart du temps, un contributeur dessine l'emprise de façon simplifiée tandis qu'une donnée topographique propose une géométrie beaucoup plus fine comme les limites des massifs fleuris. Qui par conséquent la rend plus intéressante.
Processus du cycle de vie des données
Le processus reprend le mĂȘme paradigme que celui expliquĂ© dans le cas du rĂ©fĂ©rentiel des arbres.
L'enjeu technique du téléversement d'objets surfaciques dans OSM
Contrairement au rĂ©fĂ©rentiel des arbres, il faut pouvoir ĂȘtre ici capable de tĂ©lĂ©verser des objets surfaciques d'une base de donnĂ©es qui ont dĂ©jĂ une existence dans OpenStreetMap . En somme, reverser une nouvelle version en amĂ©liorant leur gĂ©omĂ©trie et Ă©ventuellement enrichir leurs tags.
Dans le cas des arbres, le script python est relativement "simple", du moins pour la gĂ©nĂ©ration des coordonnĂ©es de chaque objet qui ne comporte qu'un nĆud. Pour un objet surfacique, c'est plus compliquĂ© puisque le format OSM est dĂ©fini de la maniĂšre suivante :
- Tous les nĆuds des polygones sont listĂ©s avec leur coordonnĂ©es XY et un identifiant leur est affectĂ©
- Chaque polygone est listĂ© avec la liste des nĆuds Ă partir de leur identifiant
Le script python de conversion devient ici plus complexe...